Le Koati maintenant de retour dans sa tanière lorientaise et requiert quelques soins. Dans un premier temps, vérification de l'accastillage, du mat, du gréément dormant (le mat et ses haubans) du gréément courant (les bouts, enfin les ficelles quoi !) et de l'électronique.Retour a Lorient
Le Koati maintenant de retour dans sa tanière lorientaise et requiert quelques soins. Dans un premier temps, vérification de l'accastillage, du mat, du gréément dormant (le mat et ses haubans) du gréément courant (les bouts, enfin les ficelles quoi !) et de l'électronique.Transat 650 - Etape2 - Briefing Meteo
J-2 Avant le départ - Première analyse météo
Elle permet de dégrossir la situation. Le départ s'annonce particulier car le célèbre anticyclone des Açores est en grêve et a été remplacé par une dépression. Ceci modifie les conditions qui règnent habituellement sur Funchal : le vent vient du sud au lieu de venir du nord. Celà signifie que nous partirons avec le vent de face et qu'il faudra tirer des bords
J-1 Avant le départ - Calcul des routages
Les routages sont des routes théoriques calculées par ordinateur en fonction d'une prévision numérique. Ils permettent de visualiser les options de trajectoires. Il semble optimal de quitter Funchal en partant coté ouest, et d'accepter de s'éloigner de la route directe, avant de virer de bord pour partir en direction des Canaries.
Matin du départ, dernier briefing météo
Ce dernier briefing prend en compte les prévisions de vent calculées pendant la nuit. Le routage est modifié depuis la veille : il suggère en effet de partir en direction de l'Est. Le dialogue avec Jean-Francois Bonnin s'avère précieux. En effet, l'analyse d'un prévisionniste est indispensable car certains phénomènes complexes ne peuvent être prévus par les modèles informatisés. "Jeff" suggère donc de partir malgré tout à l'ouest
Voici ci dessous les 2 types de routes possibles au départ et une explication semblable à la conversation téléphonique que nous avons eu entre Brest, le siège de Météostratégy, et ma chambre d'hotel à Funchal.
Montage video extrait du blog Au Large .
En vrac...
7h30 - heure française,
Emmanuel, encore sur le pont a l'air un peu sonné et donne ses premières impressions, réflexions, en vrac ...
Son genoux est très bien remis, il a passé beaucoup de temps allongé, a souffert de la chaleur, perdu du poids, il est surtout heureux d'être arrivé, d'en avoir enfin fini.
Il revient brièvement sur la course: malade deux heures après le départ (la météo était assez dure), une voile d'avant déchirée le deuxième jour, impossible de manger jusqu'aux Canaries ... il a géré, il avait le mental pour "compenser" ces difficultés.
Puis jusqu'au Pot au noir, super patate ! Il reprend des places tout en se reposant bien. Mais le Pot au noir n'est pas une légende, il peut faire mal et Emmanuel en fait les frais. Il perd 10 places, n'arrive pas à remonter malgré les efforts déployés, perd le moral ... La fatigue s'installe, il a dû trop puiser dans ses réserves les premiers jours...
Fin de Course
il nous l'a postée lui-même, il y a quelques heures:
"j ai un peu lâché dans la tête sur le bord de reaching : normalement, c'est une allure ou j'ai la grosse balle et là, je n'arrivais pas à recoller. Le matossage c'était pourtant "une porcherie", l'inter short-sheete, enfin ... réglé comme un pogo2 en speed test vers les birvideaux quoi ! Mais rien à faire, je recollait même pas les 2 pogo1 qui me précédaient !
Après, je me suis fait une frayeur avec un cargo, mais de la vraie ;-) Genre: le cargo s'est arrête après que je l'ai appelé, paniqué, sur le canal 16 et est reparti a 90 degré en avant toute pendant que j'avais mon grand spi qui battait, le tangon replié, impossible de virer ni d'empanner et que je dérivais dessus a moins de 50 mètres.
ça s'est conclu par un affalage de grand spi par l'arrière, une nouvelle manoeuvre... Donc: on prend l'écoute de spi derrière la grand voile, on lâche la drisse qui passe par dessus la corne (ne pas oublier de laisser l'amure en bordel pour être certain que ça va merder !); ça continue avec un spi plein d'accrocs et ça s'achève a ne plus rien avoir envie de faire toute la journée du lendemain.
Mais bonne nouvelle ... à l'approche de Bahia, les 2 seuls lyophals mangeables qui me restaient (aligot aveyronnais et pâtes au poulet et champignons) m'ont permis de tenir une bonne partie de la journée à 10 nœuds de moyenne sous code 5 et de claquer le record du bateau à 16,5 nœuds ! (...)
et il signe: "manu do bwasil" , ce qui laisse à penser que le moral est revenu ...
"Je pense bouffe sans arrêt !"
... Quand on lui demande comment il a tenu, Manu raconte qu'il lui a été impossible de lire mais qu'il avait des podcasts qui lui ont bien changé les idées et l'ont surtout détourné d'une obsession qui l'a tenaillé tout le parcours et ne l'a toujours pas lâché: "je pensais bouffe sans arrêt , aux recettes de maman, de mamie, de ma tante. Il y a deux jours, c'était l'automne et je n'avais qu'une chose en tête: la saison du champignon, du gibier ... les bonnes adresses des rôtisseries où aller m'offrir une belle perdrix grillée !"
Emmanuel a emmagasiné des images qu'il gardera en tête toute sa vie mais cette nuit, après la rituelle caïpirinha, il rêvait surtout d'un retour à la campagne, de retrouver ses copains, de bons petits plats réconfortants...
La course n'est pas finie
En attendant, il ne va pas trop s'éloigner des pontons, il faut encore ranger le bateau pour le renvoyer vers Lorient par cargo mais surtout guetter l'arrivée des derniers skippers pour qui la course n'est pas encore finie.
Koati et Emmanuel arrivés à bon port !

Quelques images de l'évènement, c'est là: http://www.transat650.org/fr/actus/963/montre-emmanuel-montre-etc.html
Allez Manu !
Cela fait maintenant plus de 18 jours qu’il se confronte à la solitude en mer. Bahia est à un peu plus de 700 milles de l’étrave. Et le skipper de Koati doit éprouver des sentiments ambivalents : à la fois la lassitude du manque de confort, l’envie de retrouver la terre ferme, les copains, de raconter, faire partager l’aventure, les paysages, les galères… Mais la peur aussi et la nostalgie de retourner à la civilisation et d’achever un projet fort de deux années… Qui sera, certainement, gravé pour toujours…
Pour l’heure, tout le monde se suit, comme des petits chevaux sans grand jeu stratégique. Le vent ne permet pas de jouer des coups. Il faut faire marcher la machine, mettre du charbon.
Emmanuel a perdu pas mal de places dans le pot au noir. Il affichait, avant son entrée dans cette zone perturbée, une jolie position de 19ème. Nous devons maintenant attendre les côtes brésiliennes puis la baie de tous les Saints, pour qu’enfin les paris puissent reprendre.
Le premier prototype est attendu dans les prochaines heures. Si tout va bien, on devrait apercevoir Emmanuel et son bateau de série à Bahia dans 5 à 7 jours.
Armelle.
Une bien belle remontée.
Lundi 12 octobre à 13h, 18ème position !
Encore près de 3000 Km.
Cela fait maintenant plus de 8 jours que Manu est sur l'eau. Le début a dû être éreintant, au près dans les vagues, avec des virements de bord à faire. Humide, inconfortable, propice au mal de mer... Koati est maintenant à la fête. En quelques jours, Manu a repris 10 places. Il n'a pas lâché le morceau...
Sous spi, à fond, il y a fort à parier qu'Emmanuel s'éclate bien en ce moment au milieu de l'Atlantique. Du vent, du spi, des longs surfs en sur-vitesse, du soleil mais pas trop de chaleur : ceux qui ont fait la transat 2007 jugent que la plus agréable portion de la course se situe entre les Canaries et le Cap Vert.
Les deux grands premiers passages stratégiques de cette transat sont dans le tableau arrière de Koati. Et dans l'étrave, se profile déjà le Pot au Noir, avec ses grains erratiques, ses zones sans vent et sa mer mouvementée. En attendant, encore bravo à Manu pour cette belle remontée.
Armelle.
koati et canaries
Il reste moins de 800 milles pour rejoindre le Cap Vert (1400 kilomètres). Il va être intéressant d'observer les options à venir. Les premiers prototypes, (qui sont dans la catégorie des plus rapides) pointent leur étrave, dans le Sud Est de la route directe, à un peu plus de 100 milles (185 KM) du Sahara Occidentale. Manu est plutôt positionné de l'autre côté.
Koati a rencontré très peu de problèmes techniques sur la première étape. Manu a bien bichonné son bateau durant ces deux dernières années. Croisons les doigts. D'autres concurrents ont dû s'arrêter aux Canaries pour réparer.
Armelle.
"T'imagines? on va traverser l’Atlantique !!! "
8h00 - Second réveil au chant du coq.
Le premier a eu lieu moins d’une heure avant. Il s’agissait d’une longue série de raclements de gorge du voisin ... très classe ! Emmanuel se marre en racontant qu’il a entendu le coq chanter le jour de son arrivée alors qu’il était encore sur l’eau, se figurant alors qu’il avait eu une hallucination. L’humeur est belle bien que les conditions météo exceptionnelles de ces derniers jours ne promettent pas un démarrage au grand soleil sous le panache du spi.
Avant toute chose, un tour sur le net pour prendre le dernier bulletin météo et les éventuels avenants aux instructions de course. Pas de grosse surprise, le petit déjeuner peut être avalé tranquillement ... ou quasiment ... entre deux coups de fils de dernière minute.
10h15 – ça y est, il flotte !!!
Pile au moment de sortir de l’hôtel pour foncer (le bateau est déjà en « config’ course » comme exigé par le comité mais il est fermé à clefs ...) vers la marina , c'est l'averse!
Quelques ajustements de détails plus tard (dont un passage au centre commercial pour prendre les sandwichs qui constitueront le déjeuner du jour et un dernier coup d'œil au tableau d'information), il est temps d’émarger le document qui officialise le départ de koati pour la course et de laisser son portable aux membres de l’organisation. Détendu, Emmanuel décide alors de faire le tour des pontons pour saluer les copains et leur souhaiter bonne chance...
Prendre des nouvelle de l’état de chacun; échanger encouragements, défis, œils torves qui tentent l’intimidation juste avant un grand éclat de rire, poignées de mains qui scellent le pacte de se tenir compagnie pour quelques heures si l’on passe à portée de VHF... A mesure que ce cérémonial se déroule, Emmanuel prend conscience de l’imminence des nouveaux défis qui l’attendent « T’imagines ? On va traverser l’Atlantique ! » il s’interroge sur la réalité de passer un grain sous les alizés (faudra-t-il prendre un ris sous chacun ?) et fini hilare en parlant de cette échelle du temps qui va méchamment s’allonger : « 4 jours au près alors qu’à l’entrainement à Lorient, c’est plié en dix minutes .... et après ça, le même bord pendant au moins une semaine ! »
Partout le même scénario se déroule. L’ambiance est électrique malgré l’air détendu des concurrents : Alors que certains semblent être à la recherche d’ultimes infos pour se rassurer ou confirmer leurs options stratégiques, d’autres sont totalement muets, concentrés dans le rituel des gestes de préparation de leur esquif. Emmanuel n’y échappe pas. Peu à peu, bien qu’il soit encore à quai, il commence à s’éloigner de ce dernier petit territoire qui l’a tenu accroché au « vieux continent » un peu plus de dix jours encore.
Plus loin, on entend fuser les boutades et les rires qui s’ensuivent venus de quelques grappes de concurrents encore sous l’oeil attentif de leur famille ou staff de préparation (souvent les mêmes !) pour quelques ultimes minutes . Les membres de l’organisation passent eux aussi pour saluer les concurrents et leur donner rendez-vous à Bahia.
Pendant ce temps le balais des « zods » a démarré, hélés par les skippers fin prêts pour faire leur sortie.Celle-ci se déroule dans une ambiance plus calme qu’à La Rochelle : un public mais pas la foule. Les concurrents peuvent s’interpeler et s’encourager encore une fois et c’est sous les vivas des collègues que l’on passe l’extrémité des pontons. A son tour, Emmanuel fais signe, largue les amarres et se laisse entraîner hors du port...
k.
Etape 1 - Arrivée a Madere
20 Septembre, je ne suis plus qu'à une centaine de milles de l’arrivée et le vent est revenu. Un petit alizé soufflant à10 noeuds gonfle le spi, le bateau avance quasiment tout seul sous le soleil et enchaine les milles après 2 jours de pétole.
Terre ! Terre !
Vers 18h, je vois à l'horizon le sommet des îles de l'archipel de Madere : "terre ! terre !"
Je prend le chemin le plus court sur la route : entre l'ile de Porto Santo et Madere avec peut-être un risque de dévent dans ce passage mais comme il est plus long de faire le tour, la question ne se pose pas !
A la tombée du jour, je vois les lumières s’allumer les unes après les autres sur l’horizon.
Puis, je vérifie les instructions nautiques pour préparer la navigation cotière (position des phares, éventuels dangers) avant d'entamer une petite sieste, en prévision de la fin de nuit qui nécessitera de la lucidité.
Une nuit agitée
Au réveil, un bon Daft Punk a fond dans le cockpit pour relancer la machine et Koati poursuit sa route.
Vers 4h du matin, je passe entre les iles, le vent forcit légèrement : il est en effet canalisé entre les îles et accélère.
Je réduit donc la voilure en prenant un ris dans la grand-voile avant de préparer une manoeuvre d’empannage pour prendre la direction de Funchal. A ce moment là, ça sent commence a sentir le roussi : le vent continue a forcir, il me faut modifier l’équilibre du bateau qui a tendance à partir en vrac.
J’affale alors le spi en catastrophe pour calmer le jeu avant la manoeuvre finale., j’empanne enfin et entame le dernier bord.
Suite a cet épisode, il ne reste qu'une baie et une pointe à franchir avant d’entrer au port, par contre le vent refait des siennes : il refuse et mollit.
Je me traîne ... c'est le moment d'envoyer le « Code 5 » (le plus petit spi qui permet de naviguer avec un angle fermé par rapport au vent et dispose au passage d'un surprenant effet turbo). La manoeuvre réussi au-delà de mes espérances puisque le vent reprend autour de 20 noeuds et j’atteint une vitesse supersonique : deux geisers d'eau salée encadrent l’étrave et me douchent façon lance à incendie !!!
A fond la caisse, en short, en pleine nuit, sous une douche tiède, je m’éclate !
Mais la partie n’est pas finie : arrivé sous le vent de l'ile, le vent tombe et change a nouveau de direction. J’affale le spi, re-hisse le génois et suis ... tanké.
Arrivée au lever du jour
Au moment où je commence à gamberger pour optimiser cette mauvaise passe, le vent revient à nouveau, et me permet d'avancer doucement dans une petite risée matinale. Le soleil commence à poindre dans mon dos et dévoile peu à peu Funchal qui s’éclaire comme sur la scène d’un théâtre.
Et zou galinette !
ça y est, le départ de la Transat 6,50 a été donné dimanche dernier ! Emmanuel était, une fois encore, d'un calme olympien et a pris un excellent départ.
Pour suivre la course, c'est là: http://www.transat650.org/fr/ , vous y trouverez les classements et le suivi carto.
Les photos et le récit de la première étape ? C'est pour bientôt. Patience ...
N'hésitez pas à laisser des messages. C'est bon pour le moral !
Trophée Marie-Agnès Peron
Un Parcours Exigeant
Le Trophée Marie-Agnès Péron est une boucle de 200 milles partant et arrivant à Douarnenez. Le parcours, bien que le plus court de la saison est le plus éprouvant. En effet, la flotte navigue groupée, près des cotes et des zones de pêche : les croisements sont fréquents. Il convient donc d'être vigilant pour éviter les collisions et il est difficile de se reposer durant la course. De plus, le parcours traverse des zones, comme le Raz de Sein, où la violence des courants peut à tout moment redistribuer les cartes, la tactique est donc primordiale.
Depart dans le petit temps
Une nouvelle fois cette saison, le départ s'annonce compliqué d'un point de vue météo. Le vent est très faible et doit tourner dans la journée. Jean-Francois BONNIN le sorcier de MeteoStrategy me détaille la situation avant le départ. Il semble qu'il faille sortir de la baie de Douarnenez en restant près de la côte sud car si le vent monte ca sera de ce coté. Après, il faudra être vigilant aux bascules de vent "thermique".
Le plan fonctionne bien puisque je passe le Raz de Sein en 13eme position soit dans le premier tiers de la flotte. Je suis a ce moment côte a côte avec Rozenn Le Garrec, la "Kalufette" qui a pris la photo çi-contre.
Je perds ensuite quelques places dans la baie d'Audierne, mais reste globalement dans le paquet , en milieu de flotte.
Le lendemain nous passons entre l'ile de Groix et Lorient, sur le terrain d'entrainement que je pratique l'hiver. C'est l'occasion de régater avec mes partenaires lorientais désormais adversaires : Vincent Pilato et Antoine Debled. Je me replace alors 18eme au classement.
Meunier, tu dors ...
La 2eme nuit marque le début de la chute au classement. Je l'avais pourtant lu dans les magazines : "le coureur au large est un être qui ne dort pas". Du magazine à la réalité, il y a quand même encore un peu d'écart et j'ai du mal a garder ma lucidité. Je me lance pendant la nuit dans un bord au large un peu sans trop savoir pourquoi ni jusqu'où. Ceci ne s'avère pas très payant : je quitte le paquet et me retrouve dans une option extrême qui me fait perdre 5 bonnes places. Au matin, je suis donc 25eme.
La Chaussée de Sein dans la Brafougne
J'arrive à regagner quelques places le long de la Chaussée de Sein pour me retrouver 21eme lorsque le vent monte brusquement jusqu' 30 noeuds avec des vagues abruptes et désordonnées. Je dois réduire la voilure en catastrophe : la manoeuvre ne se passe pas très bien car des bouts sont coincés et m'empêchent d'affaler la voile d'avant. Peandant de longues minutes, je prends des paquets de mer en essayant de terminer la manoeuvre. La dépense physique est intense et une fois le bateau en ordre, un bon mal de mer vient puiser dans mes dernières forces.
Je met alors le bateau sous pilote pour récupérer, mais cet épisode me coute les places que j'avais regagnées le matin.
Conserver sa place jusqu'à l'Arrivée
Après avoir récupéré, l'essentiel est de conserver sa place : il n'y a plus de coup tactique a jouer car le vent est établi. L'apres-midi se passe en route directe à faire "marcher le bateau".
Ce Trophée Marie-Agnès Peron se conclu par une 27eme place, en deçà de mes objectifs.
La course fut difficile, surtout concernant la gestion de la vie a bord : sommeil & nourriture. Une gestion du sommeil approximative m'a empêché de garder le milieu de classement par manque de lucidité. Je n'ai d'autre part quasiment pas réussi à m'alimenter pendant les 2 jours de courses, ce qui a favorisé l'apparition du mal de mer et qui a couté des places au classement.
Pour la prochaine course j'écouterai donc les conseils de ma grand-mère et prendrai plus de temps pour savourer de bons repas !
Mini Pavois - 2eme Etape
Après les quelques jours d'escale a Gijon, l'étape retour vers la Rochelle s'annonce compliquée du point de vue météo. Un vent très faible et très variable en direction est attendu pour les prochains jours ce qui incite l'organisation raccourcir le parcours. Il sera sera composé de 2 troncons une première parttie de large avec la traversée du golfe de Gascogne entre l'Espagne et la Bretagne et une partie côtière pour redescendre de la Bretagne vers la Charente Maritime.
Départ placé
Le départ a lieu sous les falaises des Asturies et la flotte prend rapidement le large. Le Koati est bien placé, à peu de distance des leader. Lors de la première nuit, quelques heures sans vent sont rudes pour les nerfs : il faut essayer de profiter du moindre souffle pour s'extirper de ce marais. A ce jeu certains skippers commencent à creuser l'écart, et je suis le lendemain en milieu de flotte. La deuxième journée de course est plutôt tranquille et consacrée à faire avancer le bateau en route directe.
Sortie de piste
Le scénario de la 2ème nuit ressemble de près à la première : une bulle sans vent scotche les bateaux sur l'eau. Pendant cette phase, je m'endors involontairement dans le cockpit, et au réveil les lumières des autres concurrents ont disparues. Je ne réalise le désastre qu'au petit au matin, lors de la vacation radio où chaque concurrent donne sa position : j'ai perdu 8 milles dans la nuit et suis bon dernier de la flotte. Adieu veaux, vaches, cochons : la position de milieu de tableau conquise lors de la première étape semble définitivement perdue ...
Dauphins et autres cétacés
Au cours de la 3eme journée, le scénario sur le plan d'eau est identique a la veille : les conditions météo n'offrent que peu d'opportunité tactique pour combler le retard. Je patiente en observant les cétacés : une bande de dauphins escorte le Koati et je croise aussi la route de globicéphales noirs. En fin de journée les prévisions météo m'apportent une lueur d'espoir : lors de la nuit et de la journée suivante le vent se renforcera et changera de direction.
Le couteau entre les dents
C'est l'occasion rêvée de tenter quelque chose pour ratrapper une partie de mon retard. Une bonne exploitation tactique de ces événements peut en effet m'aider à grapiller quelques milles et regagner des places au classement.
Je m'élance donc le couteau entre les dents pour cette course poursuite : optimiser la dernière partie du parcours au large et le parcours côtier qui doit nous emmener jusqu'à La Rochelle.
La nuit se déroule sous haute tension : plusieurs empannages me permettent de bien profiter des changements de direction du vent. Je passe la bouée qui marque le début du parcours côtier en dernière position mais la jonction est effectuée : d'autres concurrents sont à portée de tir.
Le parcours est cependant réduit car des vents très violents sont annoncés pour la fin de journée : nous nous arrêterons donc à Lorient et non pas à La Rochelle.
Décidément celà devient compliqué : il ne reste qu'une petite journée de navigation pour récupérer au moins une place et ne pas terminer lanterne rouge !
J'attaque donc la descente le long des côtes bretonnes sous spi tambour battant, en exploitant les petites bascules de vents et les courants. A ce jeu, je réussi à doubler in extremis 2 bateaux avant de passer la ligne, ouf !
Une belle expérience au large
Au delà du classement cette course m'a permis de valider au large le comportement du bateau, et notamment les travaux effectués cet hiver en vue de la Transat. Les optimisations visant à réduire et piloter finement la consommation d'énergie ainsi que les circuits de secours en cas de panne ont ainsi pu être validés aux cours de ces 2 semaines de course.
Du point de vue tactique et stratégie, j'ai pu aussi mettre en oeuvre quelques recettes apprises en entrainement cet hiver ou en formation météo.
Enfin, le Koati a pu réaliser quelques belles performances au cours de cette course, il a eu notamment la meilleure moyenne de la flotte au cours des dernières 24h de course.
Ceci est de bon augure pour la prochaine épreuve en solitaire du cicuit 6.50 : le Trophée Marie-Agnès Péron.
Rendez-vous donc à Douarnenez dès le 4 juin pour un sprint en solo de 200 milles entre les courants de la mer d'Iroise et les iles du Morbihan !
Mini Pavois - 1ere Etape

Départ au taquet
Le départ dans un vent très faible fut favorable au Koati : avec d'autre bateaux, nous sommes partis chercher du vent vers l'ile d'Oléron alors qu'une autre partie de la flotte partait vers l'ile de Ré. Ce choix a été payant puisque je me suis retrouvé dans les 10 premiers bateaux de série a la sortie du pertuis d'antioche, une première !
Spi à l'eau et grosse fatigue
Le vent est ensuite monté assez fort pendant la nuit donnant lieu à longues glissades à haute vitesse sous la pleine lune jusqu'au moment ou mon spi est passé a l'eau. Pendant que je remonte la voile transformée en chalut a bord et en envoie une autre un gros peloton me dépasse a fond en klaxonnant ... ambiance crevaison sur l'autoroute !
Au petit matin, j'avais donc pas mal reculé au classement, et j'allais au cours de la journée payer le manque de sommeil du a la nuit précédente plutôt agitée ...
Le come back du Koati
Mais après quelques bon dodos bien calé au fond du bateau j'ai pu retrouver de la lucidité lors de la 2eme nuit pour gérer une phase tactique importante. Le vent étant en effet quasiment tombé et très variable en direction, il fallait être très vigilant pour s'approcher le plus vite possible de Gijon. Résultat 4 places gagnées pendant le nuit !
Arrivée en milieu de flotte
La course s'est ensuite terminée sous spi, le vent changeant une nouvelle fois de direction. Le choix tactique pour exploiter cette bascule ne me permit pas de grapiller de nouvelle place et je me classe finalement en milieu de flotte.
Un bilan encourageant
Cette étape a permis de valider le potentiel de vitesse du bateau : dans la phase de départ je suis resté au contact et j'ai pu pour la première fois regarder le peloton dans mon tableau arrière.
La fatigue et l'alimentation sont un point à travailler car le manque de lucidité a couté cher le 2eme jour.
Enfin le classement en milieu de flotte est un bel encouragement en vue de la 2eme étape que Koati peut aborder sereinement car aucun pépin mécanique n'est a signaler.
Mini Pavois : 800 milles en solo entre la France et l’Espagne
Emmanuel prendra demain le départ du Mini Pavois, la première grande course en solitaire de la saison pour lui et son Pogo Koati.
Au programme, 800 milles (1400 kilomètres) en deux étapes dont la première conduira les concurrents de La Rochelle à Gijon en Espagne.
52 prototypes et bateaux de série quitteront demain le port de Charente des Minimes pour un périple de 300 milles. Il faudra être patient et savoir composer avec Eole, observer les nuages et gérer les bascules, dans le Pertuis breton, au large des côtes landaises et dans le Golfe de Gascogne. Les zones de vent s’annoncent erratiques.
Selon l’analyste de Météo Consult (voir le blog de la course : http://minipavois-2009.blogspot.com/), le départ sera donné dans de petits airs de secteur nord-ouest avant une rotation du vent au nord-est dans la nuit de mercredi à jeudi.
« J’ai hâte de me retrouver au large »
Emmanuel espère bien récolter les fruits de sa préparation hivernale. Tous les week-ends, il les a passés à bricoler, naviguer, étudier la météo… « J’ai hâte d’être sur l’eau maintenant, de quitter le Pertuis et de me retrouver au large, après toutes ces heures de préparation et de logistique ! Cette course de 800 milles va me permettre de tester mon endurance avant la mini-transat.»
L’arrivée des coureurs est prévue vendredi 8 ou samedi 9 mai. Le départ de la seconde étape (500 milles) sera donné lundi prochain.
De Gijon, les bateaux s’élanceront vers la pointe de Penmarch (Finistère) puis redescendront vers l’entrée de la Gironde avant de s’amarrer au ponton des Minimes.
Tout au long de la course vous pourrez suivre la position d’Emmanuel sur le blog de Mini Pavois. Bon vent Koati !
Courses de la Saison 2009
2009 a beau être l'année de la Transat, le calendrier de courses est néanmoins chargé.
Parmi les épreuves du bassin atlantique, je m'élancerai avec Koati sur 4 courses avec comme objectifs la navigation en solitaire, et la navigation sur de longues distances. Développer mon expérience sur ces 2 points me semble en effet indispensable avant de partir au Brésil.
- Mini Pavois - Course en solitaire de 800 milles
Site : http://minipavois-2009.blogspot.com/
Cette course est la plus longue épreuve en solitaire du calendrier (mis a part la transat bien sur). Elle représente un gros test d'endurance car je n'ai jamais participé a une épreuve aussi longue. Celà sera donc l'occasion d'accumuler une bonne expérience en vue de la Transat.
- Trophée Marie-Agnès Péron - Course en solitaire de 200 milles
Site : http://www.winchesclub.com/minis650/map/FR-5-1-1-1-
Ce sera cette année ma 3ème participation au Trophée Marie-Agnès Péron. J'aime beaucoup cette course car le départ en baie de Douarnenez seul à la barre de son bateau y est inoubliable, et que le parcours est très technique entre les courants de la mer d'iroise et les iles du Morbihan.
- Mini Fastnet - Course en double de 700 milles
Site : http://www.winchesclub.com/minis650/fastnet650/FR-5-1-1-1-
Il s'agit de la course la plus prestigieuse, tout ministe doit y avoir participé : le niveau est donc très relevé.
- Open Sail - Course en double de 200 milles
Cette épreuve de courte distance sera la dernière avant la Transat, elle me permettra de valider les dernières modifications qui seront apportées au bateau courant juillet.
Coup d'envoi de la saison 2009

Koati a repris du service. 4.200 milles en solitaires, ça ne s’improvise pas. Emmanuel a repris début janvier le chemin de Lorient pour préparer son bateau et s’entraîner. Départ le 13 septembre prochain à La Rochelle, direction le Brésil via Madère. Manu enchaîne chaque week-end les sorties et manœuvre en solitaire (sauf le week-end dernier, où nous avons navigué en double, dans la bruine bretonne par 15-20 nœuds de vent. Sortie sympa avec d’autres Pogos de la base AOS.)
Emmanuel a passé pas mal d’heures à bricoler sur son canot. Et Koati commence à être bien en forme.
Il reste maintenant cinq entraînements avant la première course de la saison pour Koati & son skipper : la Mini Pavois début mai, au départ de La Rochelle (800 milles en solitaire).
Transat 650 2009 : Inscription Validée !
La liste des inscrits à la prochaine transat vient d'être publiée :
Je serai à la barre de Koati au départ de La Rochelle le 13 septembre 2009 !
Un grand merci à tous ceux qui m'ont aidé préparer cette qualification et plus particulièrement Loic, Tanguy, Gildas, PYL, Yann et Armelle !
23/09 - 15h00
Fin de Parcours !
Le retour de l'île de Ré à Lorient s'est déroulé sur un bord au vent de travers, soit une fin rapide et sans histoire. A 15h00 Koati était amarré au ponton des minis. Yves quant à lui est arrivé autour de 5h du mat'. Je n'ai plus désormais qu'un seul objectif: me taper la cloche !
Merci d'avoir suivi cet aventure avec nous. N'hésitez pas à repasser par là dans quelques temps, il y aura quelques photos prises sur le parcours...
Lundi 22/09 - 20h15
J'ai dépassé l'île de Ré à 18h30. Journée difficile depuis le plateau de Rochebonne puisqu'il a fallu affronter un vent de face soutenu (25-30 noeuds) et une mer hachée.
J'ai eu du mal à bien régler le bateau si bien que j'ai passé la journée à franchir Oléron et parcourir le perthuis jusqu'au pont de l'île de Ré. Le ventre de Koati ressemble à un tambour de machine à laver: tout est en vrac !
Nous filons maintenant vers Lorient ...
Samedi 20/09 18h00 - 19h30

A 19h30, nous sommes au reatching (entre travers et près) à 7,5 noeuds en surface et 4,5 au fond avec le courant dans le pif.
Le vent, arrivé de l'est ce matin, est monté à 20 noeuds . Koati file à belle allure et a pu avaler la manche d'une traite. Il reste une vingtaine de mille avant de rejoindre la chaussée de sein.
J'ai pu tester le système de vérin électrique installé quelques jours avant le départ. Couplé au pilote automatique, il prend la relève du vérin hydraulique par petit temps et me permet de moins pomper l'énergie de ma pile à combustible.
Par le large, je rejoins peu à peu Rossinante, pogo n°599 piloté par Yves RAVOT , parti en même temps que Koati - sans faux départ ! - pour le même parcours et tanké derrière le raz de sein depuis un moment déjà. Ce serait épatant d'arriver ensemble ...
PS: Mon "truc en plume" (cf. le post précédent) a passé la nuit blotti juste devant le piano et a décampé quand j'ai changé les voiles. Il était plus peintre que musicien ... il a redécoré le pont. Heureusement ... nous nous sommes bien fait rincer depuis ce matin !!!
Samedi 20 - minuit
Au niveau de Seven Stones, enfin sorti de la bulle ...
Le gennak est gonflé sous le clair de lune et mène koati a un petit 4 noeuds.
Nous sommes trois à faire route ensemble: un piaf a choisi le halebas comme perchoir pour passer la nuit !
Jeudi 18/09 - 12 à 15h
12h29:
La progression vers coninbeg est très lente sur une mer d'huile. La mer celtique avait été plus sportive cette saison sur la Fastnet uk ou l'open sail. Je n'ai parcouru que 15 mille au cours des dernières 14 heure. Sachant qu'il reste environ 600 milles a parcourir.... La météo annonce un anticyclone encore aujourd hui, il va donc falloir attendre un peu avant de lâcher les chevaux. Au rythme actuel je devrais passer coninbeg en début de soirée.
14h26:
Arrivée en Irlande sous le soleil et avec le spi gonflé
15h26:
Pogues et dubliners dans le cockpit, la guiness sera pour plus tard!
Mardi 16/09 - 13h40
Conditions de navigation excellentes !
Traversée de la manche sous gennaker.
Tout va bien à bord.
dimanche 14/09 - 18h00
En attendant de ne plus faire le bouchon sur la grande bleue, la soirée se prépare sur Koati: une loterie est organisée pour sélectionner un délicieux repas lyophilisé (le hasard étant tout relatif puisque tous ont le même goût) puis ce sera disco party !
Dimanche 14/09 - 6h00
Mon départ a eu lieu en 2 temps puisque j'ai dû revenir au port de Lorient afin de réparer la vhf. A 19h30 hier, deuxième départ donc !
La nuit s'est déroulée paisiblement sous le clair de lune par un vent faible. Quelque dauphins m'ont accompagné au passage des glénans ...
Suivi du parcours de qualification
Suivez ci-dessous la progression de Koati sur le parcours de qualification :
Samedi 13 Septembre 12h : Afficher la position
Dimanche 14 Septembre 6h00: Afficher la position (+ d'info)
Dimanche 14 Septembre 18h00: Afficher la position (+ d'info)
Lundi 15 septembre 8h00: Afficher la position
Mardi 16 septembre 13h40: Afficher la position (+ d'info)
Jeudi 18 septembre 13h30: Afficher la position (+ d'info)
Samedi 20 septembre minuit: Afficher la position (+ d'info)
Samedi 20 septembre 18h00 - 19h30: Afficher la position (+ d'info)
Lundi 22 septembre 20h30: Afficher la position (+ d'info)
Mardi 23 septembre 15h00: ARRIVEE
NB : Les positions sont communiquées au cours de la qualification lorsque la proximité des cotes permet la couverture des réseaux de téléphonie mobile.
C’est parti pour la mer d’Irlande en solitaire !
Samedi 12 septembre, Emmanuel et Koati larguent à nouveau les amarres pour la mer d’Irlande. 1.000 milles les attendent pour un parcours de qualification entre Lorient, l’occidentale de d’île de Sein, la Manche et la mer celtique. Retour prévu dans une à deux semaines à La Rochelle après cette parenthèse de solitude en mer.
Quel est ton état d’esprit avant de quitter le port de Lorient demain pour plus d’une semaine de solitude en mer ?
Je suis plus motivé que flippé ! Le bateau est prêt, il n’y a plus qu’à charger l’avitaillement à bord. J’ai retrouvé la motivation qui s’était un peu essoufflée à la fin de la saison, en juillet dernier. J’avais enchaîné les entraînements tous les week-ends depuis octobre 2007 avec des convoyages, des courses, le stage de survie… Je ne me faisais plus plaisir sur l’eau.
Et puis j’ai passé l’été à la campagne, dans le Morvan. Et j’ai décidé d’aller au bout du projet et de partir en parcours de qualification pour la Transat 2009, en septembre.
Quelles sont les conditions météos prévues ?
Le vent au début du parcours devrait être assez mou, après la dépression de la semaine passée. Le week-end sera certainement calme. Puis le vent doit monter à 15-20 nœuds. Je devrais être à une allure de près au départ, au portant dans la Manche et redescendre au portant dans 20 nœuds de vent. Mais ça a le temps d’évoluer !
Comment vas-tu t’occuper pendant dix jours tout seul sur ton bateau ?
J’ai de la musique pour 13 jours ! Et puis je vais travailler les réglages, noter mes observations, me perfectionner en météo…
C’est la première fois que tu pars seul en mer pour autant de temps…
J’ai fait cette année une course en solo de trois jours. Et je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer ! Mais plus, je n’ai jamais fait. La solitude pendant dix jours, c’est la grande inconnue. J’ai hâte de voir…
UK Fastnet (Partie 1)
Nous n’avons pas eu le temps de vous raconter. Sorry... Les semaines ont défilé et les milles à bord du Pogo 6-50 aussi. Depuis les premiers bords de Koati en mer d’Irlande au mois de mai dernier pour le UK Fastnet, beaucoup d’anecdotes, de croisements de cargos, d’envois de spi, de lyophilisés à la tombée du jour… Première partie du récit de nos pérégrinations nautiques.
Koati vire le rocher mythique
Samedi 17 mai, 12 heures : nous larguons les amarres de Plymouth où nous avons été accueillis comme des rois par le Royal Western Yacht Club. Les British ont vraiment du sel dans le sang… Le briefing du commodore a été on ne peut plus bref. En Angleterre, chaque équipage prend l’entière responsabilité de partir ou de rester. Une ligne de départ devant, le phare de Bishop Rock au Sud des Scilly à laisser à tribord, cap au Nord Ouest direction le phare mythique du Fastnet, puis retour à Plymouth par le même chemin. 500 milles à parcourir en double. Pour moi, Armelle, équipière depuis peu en 6-50 avec Emmanuel que j’ai rencontré à Lorient, c’est la première grande course de plusieurs jours…
Le départ est donné dans un vent faible, voire très faible. C’est plutôt calme pour un début. Koati longe paisiblement les côtes anglaises sous Génois, Gennaker ou Spi, en fonction du vent. La nuit tombe. Nous avons opté pour des quarts d’une heure chacun. Et ça fonctionne assez bien… Une petite gorgée de Coca au réveil et c’est parti ! On distingue des loupiotes vertes sous notre vent. Koati semble être dans le match. Au petit matin, les Scilly sont proches et les autres bateaux aussi. Manu décide de poursuivre légèrement au-dessus de la route tandis que les autres commencent à empanner pour passer les îles. Le vent monte progressivement et nous prenons un ris dans la grand-voile. Sous grand spi, Koati déboule dans les vagues à 12-13 nœuds ! C’est géant ! Après l’empannage, un bord sportif au grand largue en bordure des Scilly permet à Koati de remonter toute la flotte… Nouvel empannage au pied de Bishop Rock. Le paysage est magnifique avec ses spis multicolores et les cailloux acérés des Scilly en arrière plan. Toute la journée de dimanche : surfs interminables à 15 nœuds, soleil en prime. La nuit est belle, éclairée par une lune entière. Les dauphins dansent dans l’étrave. La lumière du phare du Fastnet se précise et Manu décide de préparer le changement de voile. Avec 18 nœuds de vent, nous préférons mettre le solent. Après avoir viré le fameux rocher, il va falloir remonter le vent, dans les vagues dévalées à toute vitesse depuis une quinzaine d’heures. Nous avons mangé notre pain blanc ! 250 milles de paquets de mer nous attendent...
Récit à suivre dans quelques jours...