Mini Pavois - 2eme Etape

Après les quelques jours d'escale a Gijon, l'étape retour vers la Rochelle s'annonce compliquée du point de vue météo. Un vent très faible et très variable en direction est attendu pour les prochains jours ce qui incite l'organisation raccourcir le parcours. Il sera sera composé de 2 troncons une première parttie de large avec la traversée du golfe de Gascogne entre l'Espagne et la Bretagne et une partie côtière pour redescendre de la Bretagne vers la Charente Maritime.


Départ placé
Le départ a lieu sous les falaises des Asturies et la flotte prend rapidement le large. Le Koati est bien placé, à peu de distance des leader. Lors de la première nuit, quelques heures sans vent sont rudes pour les nerfs : il faut essayer de profiter du moindre souffle pour s'extirper de ce marais. A ce jeu certains skippers commencent à creuser l'écart, et je suis le lendemain en milieu de flotte. La deuxième journée de course est plutôt tranquille et consacrée à faire avancer le bateau en route directe.





Sortie de piste
Le scénario de la 2ème nuit ressemble de près à la première : une bulle sans vent scotche les bateaux sur l'eau. Pendant cette phase, je m'endors involontairement dans le cockpit, et au réveil les lumières des autres concurrents ont disparues. Je ne réalise le désastre qu'au petit au matin, lors de la vacation radio où chaque concurrent donne sa position : j'ai perdu 8 milles dans la nuit et suis bon dernier de la flotte. Adieu veaux, vaches, cochons : la position de milieu de tableau conquise lors de la première étape semble définitivement perdue ...

Dauphins et autres cétacés

Au cours de la 3eme journée, le scénario sur le plan d'eau est identique a la veille : les conditions météo n'offrent que peu d'opportunité tactique pour combler le retard. Je patiente en observant les cétacés : une bande de dauphins escorte le Koati et je croise aussi la route de globicéphales noirs. En fin de journée les prévisions météo m'apportent une lueur d'espoir : lors de la nuit et de la journée suivante le vent se renforcera et changera de direction.


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Le couteau entre les dents

C'est l'occasion rêvée de tenter quelque chose pour ratrapper une partie de mon retard. Une bonne exploitation tactique de ces événements peut en effet m'aider à grapiller quelques milles et regagner des places au classement.
Je m'élance donc le couteau entre les dents pour cette course poursuite : optimiser la dernière partie du parcours au large et le parcours côtier qui doit nous emmener jusqu'à La Rochelle.
La nuit se déroule sous haute tension : plusieurs empannages me permettent de bien profiter des changements de direction du vent. Je passe la bouée qui marque le début du parcours côtier en dernière position mais la jonction est effectuée : d'autres concurrents sont à portée de tir.
Le parcours est cependant réduit car des vents très violents sont annoncés pour la fin de journée : nous nous arrêterons donc à Lorient et non pas à La Rochelle.
Décidément celà devient compliqué : il ne reste qu'une petite journée de navigation pour récupérer au moins une place et ne pas terminer lanterne rouge !
J'attaque donc la descente le long des côtes bretonnes sous spi tambour battant, en exploitant les petites bascules de vents et les courants. A ce jeu, je réussi à doubler in extremis 2 bateaux avant de passer la ligne, ouf !


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Une belle expérience au large
Au delà du classement cette course m'a permis de valider au large le comportement du bateau, et notamment les travaux effectués cet hiver en vue de la Transat. Les optimisations visant à réduire et piloter finement la consommation d'énergie ainsi que les circuits de secours en cas de panne ont ainsi pu être validés aux cours de ces 2 semaines de course.
Du point de vue tactique et stratégie, j'ai pu aussi mettre en oeuvre quelques recettes apprises en entrainement cet hiver ou en formation météo.
Enfin, le Koati a pu réaliser quelques belles performances au cours de cette course, il a eu notamment la meilleure moyenne de la flotte au cours des dernières 24h de course.
Ceci est de bon augure pour la prochaine épreuve en solitaire du cicuit 6.50 : le Trophée Marie-Agnès Péron.
Rendez-vous donc à Douarnenez dès le 4 juin pour un sprint en solo de 200 milles entre les courants de la mer d'Iroise et les iles du Morbihan !

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