Un Parcours Exigeant
Le Trophée Marie-Agnès Péron est une boucle de 200 milles partant et arrivant à Douarnenez. Le parcours, bien que le plus court de la saison est le plus éprouvant. En effet, la flotte navigue groupée, près des cotes et des zones de pêche : les croisements sont fréquents. Il convient donc d'être vigilant pour éviter les collisions et il est difficile de se reposer durant la course. De plus, le parcours traverse des zones, comme le Raz de Sein, où la violence des courants peut à tout moment redistribuer les cartes, la tactique est donc primordiale.
Depart dans le petit temps
Une nouvelle fois cette saison, le départ s'annonce compliqué d'un point de vue météo. Le vent est très faible et doit tourner dans la journée. Jean-Francois BONNIN le sorcier de MeteoStrategy me détaille la situation avant le départ. Il semble qu'il faille sortir de la baie de Douarnenez en restant près de la côte sud car si le vent monte ca sera de ce coté. Après, il faudra être vigilant aux bascules de vent "thermique".
Le plan fonctionne bien puisque je passe le Raz de Sein en 13eme position soit dans le premier tiers de la flotte. Je suis a ce moment côte a côte avec Rozenn Le Garrec, la "Kalufette" qui a pris la photo çi-contre.
Je perds ensuite quelques places dans la baie d'Audierne, mais reste globalement dans le paquet , en milieu de flotte.
Le lendemain nous passons entre l'ile de Groix et Lorient, sur le terrain d'entrainement que je pratique l'hiver. C'est l'occasion de régater avec mes partenaires lorientais désormais adversaires : Vincent Pilato et Antoine Debled. Je me replace alors 18eme au classement.
Meunier, tu dors ...
La 2eme nuit marque le début de la chute au classement. Je l'avais pourtant lu dans les magazines : "le coureur au large est un être qui ne dort pas". Du magazine à la réalité, il y a quand même encore un peu d'écart et j'ai du mal a garder ma lucidité. Je me lance pendant la nuit dans un bord au large un peu sans trop savoir pourquoi ni jusqu'où. Ceci ne s'avère pas très payant : je quitte le paquet et me retrouve dans une option extrême qui me fait perdre 5 bonnes places. Au matin, je suis donc 25eme.
La Chaussée de Sein dans la Brafougne
J'arrive à regagner quelques places le long de la Chaussée de Sein pour me retrouver 21eme lorsque le vent monte brusquement jusqu' 30 noeuds avec des vagues abruptes et désordonnées. Je dois réduire la voilure en catastrophe : la manoeuvre ne se passe pas très bien car des bouts sont coincés et m'empêchent d'affaler la voile d'avant. Peandant de longues minutes, je prends des paquets de mer en essayant de terminer la manoeuvre. La dépense physique est intense et une fois le bateau en ordre, un bon mal de mer vient puiser dans mes dernières forces.
Je met alors le bateau sous pilote pour récupérer, mais cet épisode me coute les places que j'avais regagnées le matin.
Conserver sa place jusqu'à l'Arrivée
Après avoir récupéré, l'essentiel est de conserver sa place : il n'y a plus de coup tactique a jouer car le vent est établi. L'apres-midi se passe en route directe à faire "marcher le bateau".
Ce Trophée Marie-Agnès Peron se conclu par une 27eme place, en deçà de mes objectifs.
La course fut difficile, surtout concernant la gestion de la vie a bord : sommeil & nourriture. Une gestion du sommeil approximative m'a empêché de garder le milieu de classement par manque de lucidité. Je n'ai d'autre part quasiment pas réussi à m'alimenter pendant les 2 jours de courses, ce qui a favorisé l'apparition du mal de mer et qui a couté des places au classement.
Pour la prochaine course j'écouterai donc les conseils de ma grand-mère et prendrai plus de temps pour savourer de bons repas !
Trophée Marie-Agnès Peron
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2 commentaires:
jacques chirac a dit en mer contre le mal de mer, il faut manger des sardines à l'huile c'est le seul remède qui vaille...à méditer.
et aussi qu'il se baignerait dans la seine :-))
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